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....Mais qu'est ce qui me pousse à apprécier ces terre stériles?
Ces monstres de sable (au Maroc), ces roches (dans les Bardenas), est-ce à penser que dans mon esprit ces terres inhospitalières m'apportent le plus que je demande, le plus de vibration en
moi.
Retrouver dans cet océan du désert des bardenas, une plénitude dans ce silence, j'y trouve une voix.
Bien sur ces déserts ma parlent, n'y a--t- il pas une part d'errance ou l'esprit vagabonde, au fil des chemins rocheux, torturés par l'érosion, laissant la beauté comme seule trace.
Cette région de Navarre a toujours été désertique. il ne me reste qu'à inventer la langue. Des images sages,
j'entend le désert, mes oreilles repèrent la voix grave, sourde, cette voix me domine, me tranquilise. Le vent n'est pas le seul en cause.
Les mots sont différents selon l'imposante stature rocheuse, selon les cavités creusés par l'eau, larges, étroites, courtes, longues, je devine la suite,
J'ai invente la langue, le chant de ses seigneurs de la nature.
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Conquis, deja conquis par le propos autant que par l'elegance. Monod, Foucault nous ont mené sur ces terres difficiles, miroirs de nous-même. Le mirage et l'illusion ne naissent-ils pas de cette absence, de ce silence assourdissant ! Je me noie dans ce fleuve sans rivage, voyageur sans bagage habité du seul souvenir de votre visage.
En esperant vous lire
Bien à Vous
Philippe Maire (Urtois résidant à Bordeaux))
Par principe un voyageur, est celui qui ne connaît pas encore où il sera demain. Je ne suis pas un voyageur (mot si laid si il est mis au féminin -euse-).L'origine d'où je viens, ne m'intéresse pas, d'ou le miroir du reflet de mon présent.
Philippe, la transformation de la terre, au fil des âges est intéressant de par sa beauté visuelle, je m'en émerveille sur le moment, l'instant, le présent.
Mon véritable plaisir me donne de la jouissance en l'absence de trouble. Seul ces éléments naturels paysagers, désertiques m'éloignent du désir de rester 'Maître'
Au plaisir
Patricia